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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 20:56

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070907.WWW000000317_radiotherapie_laffaire_depinal_est_plus_grave_que_prevu.html

Julie Connan (lefigaro.fr).
 Publié le 07 septembre 2007

Selon la ministre de la Santé, 300 nouveaux cas de patients irradiés s’ajoutent aux quelque 400 cas déjà recensés. Et d'autres pourraient bientôt se faire connaître grâce à un numéro vert mis en place vendredi.

 

«L'affaire d'Epinal est plus grave que prévu», prévient, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Selon le quotidien, 300 nouveaux cas ont été identifiés, s’ajoutant aux 397 déjà connus et aux 24 patients très gravement irradiés. Soit un total non définitif de «721 malades directement contaminés par des accidents de radiothérapie». Cinq d’entre eux en sont déjà décédés. 

 

Le ministère de la Santé a mis en place depuis vendredi matin un numéro vert (0.800.636.636) destiné aux 4.500 patients ayant fréquenté le centre de radiothérapie de l’hôpital Jean Monnet d’Epinal depuis sa création, en 1989, afin que «toute personne inquiète ou potentiellement concernée puisse obtenir des réponses à ses questions». 

 

«Cette affaire prend des proportions hors normes. Mais nous mettons tout en place pour connaître la vérité», déclare Roselyne Bachelot qui a demandé à ce que les patients ayant subi une sur-irradiation de 7% soient tous individuellement contactés et se voient proposer une consultation et d'un suivi médical. Le dispositif actuel de suivi des patients sur-irradiés connus sera donc prolongé. Des renforts supplémentaires seront affectés à cet effet. 

 

Évaluation des conséquences cliniques 

 

La ministre a également demandé à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) de piloter une évaluation des conséquences cliniques possibles pour les patients traités sur la période 1989-2000 compte tenu des appareils utilisés, des protocoles en place, des doses prescrites totales et par fraction et type de cancer. 

 

Ces surirradiations ont été provoquées par des défaillances à répétition dans l'utilisation du matériel de radiothérapie, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) : «une erreur systématique de paramétrage du logiciel utilisé pour faire fonctionner les appareils de radiothérapie entre 1989 et 2000», dissimulation de la vérité à la hiérarchie administrative et enfin rejet des demandes de soins.  

 

Le Parisien cite ainsi la fille d’une victime décédée le 18 mai dernier. «Nous avons été scandalisés par l’attitude du médecin-chef de la radiothérapie. Alors que mon père souffrait d’atroces douleurs liées aux rayons, et que son généraliste demandait des examens complémentaires, il avait déchiré une ordonnance devant nous en disant : C'est tout à fait normal, mettez une petite pommade. » 

 

Jusqu’à présent, une quarantaine de plaintes ont été déposées au pénal et sont instruites par les magistrats du pôle de santé publique de Paris. 

 

Numéro vert : 0.800.636.636

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Published by Stéphane
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